Bon leader, même envers moi ?

green-chameleon-21532 (1)Par Josée Godbout

Quand j’interviens en entreprise, je suis souvent appelée à accompagner un leader pour l’amener à devenir meilleur. Cette démarche a souvent pour but d’accompagner cette personne pour améliorer l’influence qu’elle a sur les gens qu’elle dirige. Par le fait même, le bonheur et la productivité ont tendance à s’améliorer; le lien entre les deux est d’ailleurs démontré.

Mais qu’est-ce qu’un bon leader?

Commençons par s’observer soi-même. En se demandant comment devenir soi-même un meilleur leader pour les autres et pour soi.

Un bon leader c’est une personne qui sait influencer positivement les autres, qui arrive à motiver les gens, en faisant rayonner le meilleur de chacun et en sachant percevoir le trésor en chaque personne. Le bon leader est également quelqu’un qui a une vision ET qui sait bien la communiquer. Il sait faire la différence entre le bon moment pour faire preuve d’autorité, pour définir des limites claires, et celui où le leadership collaboratif est préférable. Les succès doivent être célébrés en groupe et ne reviennent pas uniquement qu’à celui qui dirige. Avec un bon leadership, chacun réclame autant sa part des victoires que des défis.

Un bon leader stimulera l’appropriation et l’autonomie, il ne créera pas un climat de co-dépendance, mais bien d’interdépendance. Il facilitera aussi le développement et la responsabilisation des gens, puisqu’aucun changement n’est possible sans responsabilité.

Voilà qui résume les points qui font un bon leader… maintenant passons à l’introspection pour voir si vous êtes un bon leader!

Je vous invite à prendre papier et crayon et à vous poser les questions suivantes.

Vous serez alors en mesure d’observer les points que vous auriez avantage à modifier afin de favoriser l’atteinte de vos objectifs.

L’influence sur soi

Si un bon leader a une influence positive sur la vie des gens, qu’il les accompagne pour devenir meilleurs… est-ce que par mes pensées, mes gestes, mes engagements, mes occupations, les gens que je fréquente, j’ai une influence positive sur moi-même?

Si je pense à chacune de ces facettes, ai-je une bonne influence sur moi-même?

L’influence de mes pensées, par exemple? Est-ce que j’ai une bonne hygiène de vie à ce sujet?

Le meilleur de soi

La question vitale : est-ce que je sais hors de tout doute ce qui est le meilleur de moi-même ? Est-ce que je connais ma zone de génie ? Est-ce que j’ai pris le temps d’identifier ce qui m’anime, me passionne, ce dans quoi je suis bon et qui fait que le temps semble disparaître tellement je suis absorbé ? Si la réponse est non, est-ce que j’ai identifié un moment et des outils pour me poser ultérieurement cette question importante, et même primordiale ? Ou ai-je reporté cet exercice de peur de ce que je pourrais découvrir, ou de peur de me confronter à une page blanche ?

Est-ce que j’ai une vision pour moi, pour mon entreprise, pour mon année? Est-ce que je me suis donné un temps pour laisser émerger une vision de ce que j’aimerais créer ? Me suis-je donné l’espace pour écrire, dessiner ou bricoler cette vision ? Et par la suite, me suis-je donné des objectifs pour cette année qui débute?

 Mettre ses limites

Quand il s’agit de l’autorité et d’établir ses limites, j’oublie parfois moi-même de reconnaître et de nommer mes limites. Celles que je m’impose à moi-même et que je demande aux autres de respecter. Est-ce que je sais ce qui a du sens pour moi ? Est-ce que je connais ce qui est important et prioritaire pour moi et suis-je en mesure d’en être le gardien ? Ai-je appris à dire non ? À quoi pourrais-je dire non si j’avais une chose à choisir pour le prochain mois ? Quand je me vois glisser vers quelque chose qui n’est pas dans mes valeurs, ou dans mes priorités, est-ce que je sais faire preuve de suffisamment d’autorité envers moi-même pour me dire non… ou je me laisse tomber pour satisfaire un besoin à très court terme au lieu de prioriser un point important pour moi. Est-ce que je fais preuve d’une fermeté bienveillante plutôt que d’une réprimande culpabilisante?

Autres questions pertinentes 

Est-ce que je célèbre mes succès? Est-ce que je prends le temps de voir ce que je réalise et de me féliciter? Pour me donner envie de relever un autre défi par la suite, tout en ayant eu le temps de m’arrêter pour savourer le succès présent?

Est-ce que j’ai identifié les gens autour de moi qui pourraient contribuer à ces défis? Ou ai-je uniquement identifié ceux à qui JE pourrais contribuer? En oubliant ceux qui pourraient avoir eux aussi envie de contribuer?

Est-ce que j’ai pris 100 % de la responsabilité de TOUT ce qui m’arrive, ou est-ce que je tombe parfois dans le piège de « c’est la faute de l’autre », ou « si ça n’était pas arrivé, je ne serais pas dans cet état… » ou toute autre version de la non-responsabilisation et à l’extrême, de la « victimite »?

La bonne nouvelle, c’est que si vous avez terminé cet article, vous êtes déjà sur la voie de la reprise vers une plus grande responsabilisation.

Même si plusieurs de ces points sont restés sans réponse, pour le moment, le seul fait d’oser se poser la question est un pas dans la direction d’un meilleur leadership de soi.

Dans un prochain article, nous allons approfondir le pourquoi et le comment pour arriver à être des meilleurs leaders pour soi et contribuer ainsi à se sentir en plus grande cohérence et en harmonie entre nos aspirations et ce qui se matérialise dans nos vies…

Bonne année!!!

Vive l’autonomie avec Minimo !

minimo_petit-coups-de-pouce_aimantsPasser de un à deux enfants a eu des effets considérables sur l’organisation de ma petite famille adorée. Même si ma grande était plus que capable de se débrouiller dans la vie du haut de ses 4 ans, admettons que, depuis l’arrivée de Loulou, elle a fait tout un pas de géant côté autonomie ! J’aimerais prendre tout le crédit de cette nouvelle extraordinaire dans une famille québécoise près de chez vous, mais je dirais que l’approche-papa  y est pour beaucoup en cette période de grandes réjouissances. 😉

Outre le fait que ça nous facilite la vie en saperlipopette (j’avais le goût d’écrire ça ce matin…), l’autonomie chez les minis, c’est très chouette. Il s’agit donc d’un aspect à ne pas négliger dans le développement de nos futurs citoyens de demain (pléonasme, quand tu nous tiens !)

Pourquoi ?

  • Parce que cela contribue à façonner la confiance en soi.
  • Parce que laisser une dose suffisante de liberté permet à nos trésors de découvrir qui ils sont.
  • Parce qu’une fois adultes, nos amours feront preuve de plus de débrouillardise.

Et ça, ce n’est pas moi qui le dis, mais bien Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice et auteure du livre “Le bonheur d’être un parent imparfait”.

Oui, je sais, il faut les laisser essayer, se tromper et parfois recommencer… Il faut accepter que ce ne soit pas parfait du premier coup et, surtout, il faut apprendre à lâcher prise… Et oui, c’est dur, dur, pour mon petit moi tout ça.

Voici un exemple bien anodin : chez moi, ma fille choisit elle-même ce qu’elle va porter. Même si, parfois, je me mords les lèvres pour ne rien dire devant tant “d’originalité”, j’ai appris à m’y faire. Alors, pour ce qui est des photos Instagram hyper mignonnes aux textures et aux teintes harmonieuses à souhait , bien, je déclare forfait; je ne serai jamais ce type de mère. Il y a pire, non ? Et, surtout, minette est heureuse !

Ce qu’il faut garder en tête dans le dossier autonomie, c’est de choisir des tâches à accomplir qui respectent les capacités de nos cocos. Si on a besoin de repères, je vous invite à jeter un petit coup d’œil à la charte des responsabilités selon l’âge créée par “Savez-vous planter des choux”. (Merci encore, Stéphanie Deslauriers !) Pour consulter cet outil gratuit et téléchargeable, c’est ici ! Il suffit d’effectuer une commande en bonne et due forme et on reçoit le tout par courriel.

Des exemples de ces fameuses tâches?

Dès 2 -3 ans, l’enfant peut :

  • Plier des débarbouillettes.
  • Mettre la table.
  • Empiler des livres sur une étagère.

Dès 4-5 ans, il peut : 

  • Nourrir les animaux.
  • Ranger ses jouets.
  • Ranger sa chambre.

Dès 6-7 ans, il peut :

  • Faire une salade.
  • Éplucher des patates!
  • Ratisser des feuilles.

Dès 8-9 ans, il peut :

  • Charger le lave-vaisselle.
  • Épousseter les meubles.
  • Trier la lessive.

Et ainsi de suite ! Alors, non, on ne leur en demande pas trop et oui, c’est même bénéfique pour eux ! C’est sûr, parfois, ils ont besoin de petits rappels verbaux et les tâches à accomplir doivent préalablement avoir été faites avec papa ou mamanmais si on accepte que le tout soit effectué à leur façon, tout le monde y gagne ! D’ailleurs, à ce sujet, je me demande bien comment ma fille a réussi à apprendre à faire son lit… Je ne lui ai jamais montré ! Pourtant, elle le fait toute seule, probablement parce qu’elle m’a vue maintes fois le faire… Durant la semaine des quatre jeudis 😉

Un outil vraiment génial

Vous avez envie de planifier davantage votre maisonnée ? Vous souhaitez que vos loulous mettent aussi la main à la pâte, parce que fatiguée de jouer les Cendrillon auprès de votre  propre progéniture ? Vous manquez de supports concrets pour organiser un tant soit peu tout ce beau monde ? Je vous présente l’organisateur familial “Une semaine à la fois” et l’ensemble d’aimants ” Mes petits coups de pouce” de Minimo, une entreprise 100 % québécoise fondée par une mamanpreneure designer graphique ! Je l’ai utilisée durant les fêtes et vraiment, ça a changé ma vie ! Il faut dire que tous ces petits tableaux organisationnels, ça nous rend presque euphoriques, nous, les enseignants ! Docteur ?

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Il s’agit d’un tableau aimanté, donc il est possible de le coller au frigo pour que tout le monde puisse le voir, alors, pas d’excuses !

On choisit ensemble les tâches de chacun des enfants dans le lot de 12 aimants et on les colle dans la section des défis de la semaine. Par la suite, nos cocos peuvent s’évaluer avec l’émoticône appropriée. Ils sont donc bien impliqués; on met ainsi toute les chances de notre côté pour que ça réussisse (selon le principe de la co-construction).

Qu’est-ce qui arrive si Ti-Loup a tout bon, qu’il a relevé ses défis ? Bien, il obtient une récompense, youpi! Encore une fois, on la choisit ensemble ! S’il ne réussit pas, bien, il n’obtient pas de petite douceur, tout simplement. On respecte ainsi le principe du renforcement positif jugé plus efficace que la punition. Dans ma vidéo Facebook sur “Le Bonheur d’être un parent imparfait”, je vous avais parlé des privilèges retenus pour ma grande :

  • Donner la purée à mon petit frère.
  • Choisir le souper.
  • Jouer une partie de Sept familles après le repas avec papa (on repousse un peu l’heure du bain).
  • Etc.

Quelques précisons

Ce qui est fantastique, c’est que l’organisateur familial sert à plusieurs choses à la fois et pas seulement pour les tâches à accomplir ! Une section a été prévue  pour écrire nos repas de la semaine (dîner et souper) et les rendez-vous (ou événements)  importants (dentiste, fête d’anniversaire, cours de judo…)

Ce qui me fait craquer ? L’objectif de la semaine, un peu comme si on était une équipe sportive ! Quel est notre but commun cette semaine ? Sur quoi on insiste le plus ? Par exemple, on vise de

  • partager
  • parler calmement
  • dire s’il-vous-plaît et merci
  • etc.

Et puis, pour jouer le jeu à fond avec nos champions, on ajoute le nom de papa et maman et on leur attribue aussi des tâches à l’aide du crayon effaçable ! Et ainsi va la vie, ainsi va l’harmonie, semaine après semaine !

Que. C’est. Beau.

Notez que je n'ai pas terminé de planifier mes repas... Pas de privilège, maman !

Notez que je n’ai pas terminé de planifier mes repas… Pas de privilège, maman !

Pour vous procurer l’organisateur familial (19, 95$), le lot de 12 aimants (20, 95$) ou les deux (36, 96$), c’est ICI !

Un concours !

Vous aimeriez, tout comme nous, essayer ces merveilleux outils de Minimo ? C’est tout simple, il suffit de repérer la publication Facebook de demain, jeudi 18 janvier et de suivre les instructions ! Bonne chance, chères organisatrices de feu !

Des ressources 

DESLAURIERS, Stéphanie. Le bonheur d’être un parent imparfait. Laval, Guy Saint-Jean Éditeur, 2017, 191 pages.

savezvousplanterdeschoux.com

Merci à Minimo pour ces outils qui nous facilitent la vie ! 

Psst ! Pour revoir la vidéo sur “Le bonheur d’être un parent imparfait”, je vous la laisse ici :

C’est la fête au Centre des sciences!

popcorn-1085072_1920Vous cherchez une idée d’activité pour vos vacances des fêtes? Avez-vous pensé au Centre des sciences de Montréal? Chez nous, c’est vraiment LA sortie avec parrain, marraine, papi, mamie ou tout autre personne vraiment géniale avec qui faire quelque chose d’hyper spécial!

Du 23 décembre au 8 janvier, pour le prix bien raisonnable de 20$ par adulte et 13,50$ par enfant, on peut vivre l’expérience IMAX du film Petits Géants 3D en plus d’avoir accès aux expositions permanentes et à la nouvelle exposition Génie Autochtone  qui nous fait découvrir que ce précieux savoir-faire est encore bien présent aujourd’hui! Lire la suite

Le Père Noël existe-t-il?

mike-arney-174173 (1)J’ai posé une question à Élyse, notre collaboratrice adorée, éducatrice à la petite enfance et directrice de la garderie maternelle Hibouge et Bilingo… Et vous, vos petits mensonges avec vos minis en ce temps des fêtes?

“Bonjour Elyse!

Question difficile aujourd’hui (et de la plus haute importance)… Crois-tu que nous devons tout cacher à nos minis concernant le Père Noël et sa magie? Le déguisement, mononcle Bertrand et sa fausse barbe, les fausses traces de ski de fond traîneau dans la neige, la collation aux brisures chocolatées engloutie par papa adoré…

J’ai pratiquement eu un accrochage avec mon chéri, car je n’avais pas la même version que lui concernant le Pôle Nord et l’atelier des lutins! Tu comprends, on n’avait pas envie de nous mélanger dans nos doux mensonges pour notre trésor qui croit tellement à la magie de Noël…

J’ai discuté avec des parents qui, eux, ont décidé d’éduquer leurs enfants “dans la vérité”.

Lire la suite sur le blogue Hibouge et Bilingo!