Subir ou agir? En tous cas, choisir!

christin-hume-309877 (1)Par Josée Godbout

Tout récemment, j’ai expérimenté la force du choix, celui de subir une situation ou d’agir pour l’adapter.

Et j’ai eu cette occasion de nouveau ce matin…

Après avoir déposé ma fille à l’école, j’ai essayé de régler toutes les petites courses pour pouvoir passer plus de temps de qualité avec elle le soir. En essayant de prendre un raccourci, je me suis butée à une rue fermée. Je me suis ensuite dirigée vers la Coop d’Alentour, ils étaient en train de déménager. Une lumière s’allume dans le tableau de bord de la voiture, me demandant d’aller mettre de l’air dans un pneu qui est soudainement mou. J’ajoute donc un autre détour. Puis en arrivant au bureau de poste, le commis me dit qu’ils n’ouvrent le comptoir postal qu’à 9 h. Il était 8 h 45. Le paquet devait partir aujourd’hui…

J’avais donc des choix devant moi : revenir chez moi pour débuter mon travail, et être frustrée ou contrariée de l’heure que je venais finalement de perdre, ou choisir d’en tirer le meilleur en revoyant mes priorités. Ce que j’ai fait! Bravo Josée! ;o)

Parfois, les choix se présentent de manière encore plus… apparente.

Récemment, mon corps a réagi en étalant sur mes jambes des cloques qui ressemblaient à de l’herbe à puce. Méga frustration de me faire réveiller à 1 h du matin par les démangeaisons et avoir l’impression de devenir folle à ne pas pouvoir me gratter… Couchée avec mes cataplasmes d’argile sur les jambes, enveloppées avec du Saran Wrap comme un jambon au frigo (pour être certaine de ne pas les gratter durant mon sommeil), j’essaie de ne pas bouger. C’est là que la force du choix, celui de guérir plus vite, intervient si bien. C’est la seule chose qui m’empêche de ne pas succomber à la tentation immense de tout arracher et de gratter!!!

Même chose quand, après un retour de 3 semaines de vacances où j’ai fait le choix de complètement décrocher pour vraiment me reposer, devant tous les courriels accumulés, les messages Facebook et Linked-In, etc. je fais le choix, chaque matin, de rester zen… après quelques minutes de panique interne!!! Parfois, le pouvoir du choix, ça demande tout un effort!

Quand je me réveille le matin avec une certaine angoisse, j’ai le choix de suivre ce mouvement ou pas. Est-ce que je subis ou j’agis? Est-ce que je peux influencer mon état? Oui! Et c’est ce que je m’engage à faire.

Même si parfois j’oublie, je recommence et me réengage. J’accueille alors l’angoisse, et je vais voir l’intention. Bien souvent, cette intention est en lien avec la beauté du désir de respecter mes engagements. Ce que je fais toujours mieux quand je ne succombe justement pas à l’angoisse!

Et vous? Quels sont vos exemples de succès dans lesquels vous avez décidé de choisir au lieu de subir?

Là où l’amour se niche

vrais lapins

Ça  y est.

P’tit loup est enfin arrivé. Mon deuxième bébé, ma petite merveille aux yeux aussi vifs que sa sœur. C’est notre petit lutin coquin, notre petit costaud tout mini.

Bien qu’il vienne tout juste de faire son entrée triomphale dans nos vies, voici le récit de ces premiers instants et aussi, quelques petites choses qui sont venues à moi depuis sa naissance. Premier billet d’une série que j’intitule humblement : “Là où l’amour se niche”.

  1. P’tit loup est arrivé un peu plus tôt que prévu et j’ai constaté que chaque accouchement est unique. Ce que je retiens de celui-ci? Que cela peut se produire très vite, beaucoup plus vite! Et que cet empressement à venir au monde peut être accompagné de plus de douleur, oui, mais aussi de plus d’emprise sur ce véritable événement. Le bonheur est aussi grand. Le petit visage qui se présente à nous, aussi annonciateur d’immense joie et d’amour pour toujours.
  2. J’ai appris qu’une équipe merveilleuse qui s’occupe de vous, que ce soit à l’hôpital, comme moi, ou à la maison, fait une énorme différence dans une naissance. Merci pour cette implication. Merci pour ce dévouement. Merci d’avoir été pratiquement aussi présents de cœur que nous l’avons nous-mêmes été comme parents. Nous avons vécu tout ça en équipe, dans une sorte de cocon de douceur autour d’un lit.
  3. J’avais oublié (un peu) la grande fatigue du début. Mais, étrangement, je me sens plus forte que la première fois. Quand le découragement m’assaillait, je me mettais à chanter haut et fort dans ma tête des airs militaires ou des chansons de combat. Chers parents qui vivent ces premiers instants dans la fatigue : on a le droit d’être ridicules pour se donner du courage. On a le droit de chanter “Comme un homme” (du film Mulan), de s’imaginer en train de vaincre l’ennemi pour rester forts. On a le droit de se servir des “J’ai pas mal” à la Rocky juste pour rester debouts. Je me suis trouvée drôle après coup…
  4. Maintenant que j’ai deux enfants, je dois apprendre à partager mon amour inconditionnel. Pas facile. Mais je constate que les petits moments qui s’étaient installés dans nos vies sont devenus très précieux avec ma grande fille. La routine du soir où l’on mange ensemble la collation, l’histoire collées-collées dans le lit de maman, le “bye-bye” devant la maison avant la garderie… Ils nous appartiennent encore plus qu’avant. L’amour se niche dans les bonheurs les plus simples…
  5. Ma fille est d’ailleurs devenue “une grande sœur” d’un seul coup. J’en suis toute chamboulée. Sa voix n’est plus la même. Elle revêt une douceur insoupçonnée, une sonorité de maturité qui m’émeut et m’attriste à la fois; je ne voudrais pas qu’elle oublie d’être une enfant. Ses gestes sont protecteurs, ses yeux, empreints de fierté. Ses petits pas ont quelque chose d’altiers. Petite reine de son royaume, elle rayonne.
  6. C’est fou de constater à quel point on a besoin de sa mère dans ces moments-là. En fait, on a besoin de ses parents et de son mari, mais de façon bien différente. Merci à cette équipe du tonnerre qui font de ma maison un véritable havre qui sent bon le linge pour bébé, la nourriture concoctée avec tout l’amour du monde… Merci  pour la cour arrière pleine de fleurs et de soleil.

Je ne pensais jamais que mes fleurs étaient belles comme ça et que leur beauté ajouterait autant d’éclat à mes journées où le temps ralentit délicieusement…

Maman au cœur qui fond, fond, fond… Trois petits tours et puis s’en vont.

Avec toi

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Ma grande,

J’avais tellement de choses à te dire avant que ton petit frère arrive… Le temps file, il est presque là et toi, tu ne cesses de grandir et de m’éblouir.

C’est Bob Harris qui avait raison dans Lost In Translation : “Un beau matin, on se réveille et on se rend compte que nos enfants sont les êtres humains les plus extraordinaires qu’on ait  jamais rencontrés…”

Ton frère et toi, vous serez toujours mes plus grandes réussites. Je serai toujours fière de toi. Continue reading