Comment reprendre possession de notre corps après l’accouchement

Par Audrey D’Amours de En forme pour Soi

Pascale m’a fait la requête suivante : explique en détails quel est ton rôle, le type de services et d’approches que tu offres, bref, qu’on comprenne bien ton métier et en quoi ça peut aider les mamans.

Alors qu’est-ce que je fais? J’évite aux femmes de « payer pour leur accouchement » comme moi. Hahaha! C’est un peu intense, mais un peu vrai aussi. À la suite d’une longue période où j’ai dû me refaire un corps post-natal, avec un paquet de complications, j’ai décidé d’aider les autres mamans qui passent par ce chemin. Je redonne aux mamans le pouvoir sur leurs corps en les éduquant et les entraînant. Je leur redonne confiance en leurs capacités, en leur potentiel. Il n’y a pas tant d’informations en post-natal sur la réalité du corps de la nouvelle maman et aussi tant de désinformations sur la grossesse et la période post-natale en exercices et bien-être que je ne pouvais pas rester là sans rien faire! J’avais besoin d’aider les femmes qui vivent la maternité à retrouver ou maintenir la santé de leur corps. Lire la suite

Entraînement physique et accouchement : quand recommencer…

La question qui tue. C’est une excellente question avec une réponse complexe. Alors le bon moment, c’est quand? Eh bien, ça dépend.

C’est une réponse importante, car il y a autant de réponses que de mères. Nous sommes toutes différentes et c’est la beauté de mon métier (de nouveaux défis, de nouvelles approches à tous les jours!). Le bon moment pour une maman ne sera pas nécessairement le bon moment pour une autre maman. Lire la suite

Là où l’amour se niche

vrais lapins

Ça  y est.

P’tit loup est enfin arrivé. Mon deuxième bébé, ma petite merveille aux yeux aussi vifs que sa sœur. C’est notre petit lutin coquin, notre petit costaud tout mini.

Bien qu’il vienne tout juste de faire son entrée triomphale dans nos vies, voici le récit de ces premiers instants et aussi, quelques petites choses qui sont venues à moi depuis sa naissance. Premier billet d’une série que j’intitule humblement : « Là où l’amour se niche ».

  1. P’tit loup est arrivé un peu plus tôt que prévu et j’ai constaté que chaque accouchement est unique. Ce que je retiens de celui-ci? Que cela peut se produire très vite, beaucoup plus vite! Et que cet empressement à venir au monde peut être accompagné de plus de douleur, oui, mais aussi de plus d’emprise sur ce véritable événement. Le bonheur est aussi grand. Le petit visage qui se présente à nous, aussi annonciateur d’immense joie et d’amour pour toujours.
  2. J’ai appris qu’une équipe merveilleuse qui s’occupe de vous, que ce soit à l’hôpital, comme moi, ou à la maison, fait une énorme différence dans une naissance. Merci pour cette implication. Merci pour ce dévouement. Merci d’avoir été pratiquement aussi présents de cœur que nous l’avons nous-mêmes été comme parents. Nous avons vécu tout ça en équipe, dans une sorte de cocon de douceur autour d’un lit.
  3. J’avais oublié (un peu) la grande fatigue du début. Mais, étrangement, je me sens plus forte que la première fois. Quand le découragement m’assaillait, je me mettais à chanter haut et fort dans ma tête des airs militaires ou des chansons de combat. Chers parents qui vivent ces premiers instants dans la fatigue : on a le droit d’être ridicules pour se donner du courage. On a le droit de chanter « Comme un homme » (du film Mulan), de s’imaginer en train de vaincre l’ennemi pour rester forts. On a le droit de se servir des « J’ai pas mal » à la Rocky juste pour rester debouts. Je me suis trouvée drôle après coup…
  4. Maintenant que j’ai deux enfants, je dois apprendre à partager mon amour inconditionnel. Pas facile. Mais je constate que les petits moments qui s’étaient installés dans nos vies sont devenus très précieux avec ma grande fille. La routine du soir où l’on mange ensemble la collation, l’histoire collées-collées dans le lit de maman, le « bye-bye » devant la maison avant la garderie… Ils nous appartiennent encore plus qu’avant. L’amour se niche dans les bonheurs les plus simples…
  5. Ma fille est d’ailleurs devenue « une grande sœur » d’un seul coup. J’en suis toute chamboulée. Sa voix n’est plus la même. Elle revêt une douceur insoupçonnée, une sonorité de maturité qui m’émeut et m’attriste à la fois; je ne voudrais pas qu’elle oublie d’être une enfant. Ses gestes sont protecteurs, ses yeux, empreints de fierté. Ses petits pas ont quelque chose d’altiers. Petite reine de son royaume, elle rayonne.
  6. C’est fou de constater à quel point on a besoin de sa mère dans ces moments-là. En fait, on a besoin de ses parents et de son mari, mais de façon bien différente. Merci à cette équipe du tonnerre qui font de ma maison un véritable havre qui sent bon le linge pour bébé, la nourriture concoctée avec tout l’amour du monde… Merci  pour la cour arrière pleine de fleurs et de soleil.

Je ne pensais jamais que mes fleurs étaient belles comme ça et que leur beauté ajouterait autant d’éclat à mes journées où le temps ralentit délicieusement…

Maman au cœur qui fond, fond, fond… Trois petits tours et puis s’en vont.