Ma belle-fille et grande sœur

annie-spratt-54462-unsplashPar Véronique Lafontaine

J’ai découvert depuis trois mois que ma belle-fille est une grande sœur merveilleuse.
Pendant ma grossesse, elle semblait indifférente à cette nouveauté à laquelle elle avait déjà participé chez maman. Elle était déjà grande sœur de deux petites filles et savait déjà comment les bébés fonctionnent. Cette indifférence me rendait inquiète puisque je souhaitais au plus profond de mon cœur que ma fille et ma belle-fille deviennent de grandes complices. Malgré cela, nous avons fait participer ma belle-fille aux grands moments entourant la grossesse, notamment, l’annonce de l’arrivée du bébé à nos parents, l’échographie de 20 semaines, l’annonce du sexe du bébé à notre entourage, notre montage photo de bedaine hebdomadaire. Elle participait, mais ne semblait pas enthousiaste comme je l’aurais souhaité. Lire la suite

Attends, je suis occupée!

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Ma fille et moi, on s’est toujours bien comprises. J’ai appris à être sa maman et elle est devenue ma fille à force de se coller, de marcher dans le même sentier, de partager ma bulle, mon univers, mes hauts et mes bas. Un regard, un soupir, des petits yeux pensifs et ça y était. Je savais.

Mais, depuis l’arrivée de notre p’tit loup tout neuf, comment dire? Maman a les mains pleines, le cœur, séparé en deux. L’amour en attente. En attente du bon moment. En attente d’avoir du temps, de l’énergie… On doit maintenant se contenter de cet amour fragmenté. Mais ça n’enlève rien à tout ce bonheur qu’on a, elle et moi, de voir gigoter ce petit frère si bon et si extraordinairement vigoureux auprès de nous… Un petit frère-bonbon.

Papa a maintenant pris la relève auprès d’elle, ma première-née adorée. Chacun de mes enfants est spécial. L’amour est exponentiel, mais les paires de bras pour s’en occuper, non. Il est donc normal qu’elle se soit tournée vers lui pour se créer un petit monde à elle, une bouée bien-aimée.

Je me réjouis de cette complicité grandissante, mais je ne peux empêcher mon cœur de se replier sur lui-même… Je me dis que l’équilibre reviendra quand mon deuxième trésor aura grandi, mais en attendant… Je suis en deuil de nos câlins, de nos matins…

Alors je m’invente des petits trucs pour lui montrer que je n’ai pas disparu, qu’elle peut toujours compter sur moi, retrouver le chemin de sa première maison, de sa maman-bedon, de nos bisous-papillons-doux.

La routine du dodo m’a maintenant totalement échappé. Trop de gestion pour le p’tit loup, trop d’incertitude. Encore à deviner à quel moment il tombera dans les bras de Morphée…

Alors comme une petite souris, je vais dans sa chambre en douce pendant que papa donne le bain. Je place ses couvertures, les rabats soigneusement, comme si elle y était blottie. Le matin, quand la maison est vide de ses éclats de rire espiègles, je plie son petit pyjama avec douceur et cérémonie, le dispose bien à la vue parmi ses vêtements aux couleurs de fête… Je me dis que, quand elle entrera dans sa chambre, si je suis occupée à bercer, cajoler, consoler, m’éparpiller le cœur et l’esprit, elle saura.

Saura que maman est toujours là…

Ce  texte a également été publié sur le blogue de la Garderie Maternelle Hibouge et Bilingo.

Merci, Jérôme Ferrer!

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J’étais plus  qu’emballée  à l’idée de passer au banc d’essai la boîte du chef de Jérôme Ferrer, Chef Exécutif du chic restaurant Européa! Alors, l’expérience fut bonne? Divine en fait!

Mais la boîte du chef, c’est quoi au juste? Il s’agit d’un concept de livraison de repas à domicile. On n’a rien à préparer, juste à réchauffer. Dix minutes au bain-marie et c’est prêt. L’option micro-ondes est encore plus rapide (deux à trois minutes par assiette). Le tout nous est livré dans une seule boîte isotherme, en début de semaine. J’étais excitee comme une puce quand on a sonné à la porte et je n’avais qu’une chose en tête : ouvrir ce véritable coffre aux trésors ! C’est que, voyez-vous, avec bébé, le temps manque pour préparer de bons petits repas… mais on n’a pas perdu notre désir de bien manger pour autant… Et, même si ma charmante maman a rempli mon congélateur (merci!), les réserves s’épuisent à la vitesse de l’éclair avec ma bande de joyeux gourmands (et gourmets!) à la maison!

Ma petite gourmande tapie dans l'ombre...

Ma petite gourmande tapie dans l’ombre…

On a récidivé avec la boîte découverte tellement nous avions confiance en ce produit. De délectables surprises!

On a récidivé avec la boîte découverte tellement nous avions confiance en ce produit. De délectables surprises!

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Là où l’amour se niche

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Ça  y est.

P’tit loup est enfin arrivé. Mon deuxième bébé, ma petite merveille aux yeux aussi vifs que sa sœur. C’est notre petit lutin coquin, notre petit costaud tout mini.

Bien qu’il vienne tout juste de faire son entrée triomphale dans nos vies, voici le récit de ces premiers instants et aussi, quelques petites choses qui sont venues à moi depuis sa naissance. Premier billet d’une série que j’intitule humblement : “Là où l’amour se niche”.

  1. P’tit loup est arrivé un peu plus tôt que prévu et j’ai constaté que chaque accouchement est unique. Ce que je retiens de celui-ci? Que cela peut se produire très vite, beaucoup plus vite! Et que cet empressement à venir au monde peut être accompagné de plus de douleur, oui, mais aussi de plus d’emprise sur ce véritable événement. Le bonheur est aussi grand. Le petit visage qui se présente à nous, aussi annonciateur d’immense joie et d’amour pour toujours.
  2. J’ai appris qu’une équipe merveilleuse qui s’occupe de vous, que ce soit à l’hôpital, comme moi, ou à la maison, fait une énorme différence dans une naissance. Merci pour cette implication. Merci pour ce dévouement. Merci d’avoir été pratiquement aussi présents de cœur que nous l’avons nous-mêmes été comme parents. Nous avons vécu tout ça en équipe, dans une sorte de cocon de douceur autour d’un lit.
  3. J’avais oublié (un peu) la grande fatigue du début. Mais, étrangement, je me sens plus forte que la première fois. Quand le découragement m’assaillait, je me mettais à chanter haut et fort dans ma tête des airs militaires ou des chansons de combat. Chers parents qui vivent ces premiers instants dans la fatigue : on a le droit d’être ridicules pour se donner du courage. On a le droit de chanter “Comme un homme” (du film Mulan), de s’imaginer en train de vaincre l’ennemi pour rester forts. On a le droit de se servir des “J’ai pas mal” à la Rocky juste pour rester debouts. Je me suis trouvée drôle après coup…
  4. Maintenant que j’ai deux enfants, je dois apprendre à partager mon amour inconditionnel. Pas facile. Mais je constate que les petits moments qui s’étaient installés dans nos vies sont devenus très précieux avec ma grande fille. La routine du soir où l’on mange ensemble la collation, l’histoire collées-collées dans le lit de maman, le “bye-bye” devant la maison avant la garderie… Ils nous appartiennent encore plus qu’avant. L’amour se niche dans les bonheurs les plus simples…
  5. Ma fille est d’ailleurs devenue “une grande sœur” d’un seul coup. J’en suis toute chamboulée. Sa voix n’est plus la même. Elle revêt une douceur insoupçonnée, une sonorité de maturité qui m’émeut et m’attriste à la fois; je ne voudrais pas qu’elle oublie d’être une enfant. Ses gestes sont protecteurs, ses yeux, empreints de fierté. Ses petits pas ont quelque chose d’altiers. Petite reine de son royaume, elle rayonne.
  6. C’est fou de constater à quel point on a besoin de sa mère dans ces moments-là. En fait, on a besoin de ses parents et de son mari, mais de façon bien différente. Merci à cette équipe du tonnerre qui font de ma maison un véritable havre qui sent bon le linge pour bébé, la nourriture concoctée avec tout l’amour du monde… Merci  pour la cour arrière pleine de fleurs et de soleil.

Je ne pensais jamais que mes fleurs étaient belles comme ça et que leur beauté ajouterait autant d’éclat à mes journées où le temps ralentit délicieusement…

Maman au cœur qui fond, fond, fond… Trois petits tours et puis s’en vont.

Un nouveau bébé : la réponse d’Elyse!

Pour compléter cette série de 3 billets sur l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille, Elyse Gagnon-Pelletier, ma collaboratrice et directrice de la Garderie Maternelle Hibouge et Bilingo nous fait part des petites attentions spéciales qu’ils réservent aux nouveaux grands frères ou grandes sœurs dans  leur milieu de garde!

“Très chère Pascale, tu poses tellement les bonnes questions et toutes tes inquiétudes sont légitimes! On a beau se dire qu’on ne s’en fait pas, que tout va s’imbriquer comme les morceaux d’un casse-tête une fois le bébé arrivé… Je crois bien que tous les parents ont les mêmes soucis. C’est le reflet d’un besoin bien réel : celui de continuer à prendre soin de la famille qu’ils ont réussi à construire jusqu’alors tout en évoluant avec le nouveau venu, en lui faisant une place. Lire la suite