Adopter le “slow fashion” avec les enfants!

Par Véronique Lafontaine

Il y a quelques semaines, dans la salle d’attente pour mon test de diabète, j’ai entendu une femme expliquer à son conjoint tout ce qu’elle s’était procuré et tout ce qu’elle devait encore se procurer pour l’arrivée du bébé. Et c’est là, enceinte de ma deuxième fille, devant mon petit jus sucré orange, que ça m’a frappée. J’ai réalisé que j’ai grandement évolué au niveau de la consommation. J’étais probablement cette femme-là, il y a 1 an et demi, qui se dressait liste par-dessus liste de choses à magasiner pour l’arrivée de bébé. Évidemment, il y a des choses qui sont totalement indispensables, mais avouons-le, ce n’est pas le cas pour tous les objets, vêtements et autres.

Au final, bébé a besoin d’amour, de peau à peau et de lait. Bref, ma prise de conscience à ce moment-là a été assez intense. Au point où je me suis dit que finalement, je n’ai rien besoin de plus pour l’arrivée de petite fille, mis à part ce que j’ai déjà (évidemment, le fait d’avoir deux filles facilite un peu le tout)! Mais au point aussi où je me suis dit que j’en avais peut-être même trop et que je devais épurer. Je me suis donc mise à réfléchir à mes habitudes de consommation de vêtements pour enfants de la dernière année. Je vous présente quelques conseils pour vous aider dans votre propre cheminement et aussi, pour diminuer votre impact environnemental, au niveau de la consommation de vêtements pour enfants.

Tout d’abord, je ne vous le répéterai jamais assez, le monde du seconde main est un monde de possibilités. Autant pour des jouets, que pour des livres, des vêtements, des accessoires pour bébé… Vous pouvez trouver à peu près tout ce que vous cherchez. En plus, c’est moins dispendieux que d’acheter neuf. Aussi, en considérant que plusieurs mamans ont prévu beaucoup plus que l’essentiel pour bébé, plusieurs de ces articles n’ont presque jamais servi! Alors, première bonne habitude à prendre lors d’un achat, ne pas hésiter à aller faire un tour sur les sites de vente usagé tel que Kijiji et marketplace (Facebook).

Certaines friperies sont aussi disponibles en ligne. J’apprécie les friperies La petite marguerite, Friperie deuxième vie et Bébé Meghan. Pascale a aussi récemment découvert Mode et Marmaille qui vent du neuf et de l’usagé en ligne (cette entreprise privilégie aussi les marques québécoises…). L’habitude d’acheter seconde main est facile à prendre lorsqu’on observe les économies qu’on peut faire, mais aussi, lorsque l’on prend conscience de l’impact environnemental de l’industrie du textile…

Ensuite, j’ai réalisé que j’ai grandement adopté le concept de vêtements évolutifs. J’adore cela en fait. Un morceau qui peut être porté plus d’un an, c’est la joie. Surtout à la vitesse folle à laquelle les bébés grandissent! À titre d’exemple, les pantalons 3-12 mois de ma fille lui font encore et elle a 13 mois. Personnellement, je trouve que c’est donc un très bon investissement. En plus, les pantalons évolutifs, avec les couches lavables, c’est tout simplement parfait. Il y a beaucoup de boutiques québécoises qui offrent ce type de produit et donc, par le fait même, je me permets d’encourager quelqu’un de ma région. Puisque ce sont des morceaux qui sont un peu plus chers, et sachant que je voulais d’autres enfants, j’ai misé sur des couleurs neutres, qui s’agenceront parfaitement bien, autant pour une fille que pour un garçon, mais qui s’agenceront plus facilement entre eux.

Ensuite, j’ai remarqué que nous n’avons pas besoin d’autant de morceaux de vêtements que je pensais. En fait, plus il y a de personnes à la maison, plus le panier de vêtements sales monte rapidement et donc, plus souvent je fais des brassées de lavage au cours de la semaine. Alors je pense qu’au niveau écologique, mais aussi économique, il faut réévaluer la quantité de vêtements qu’on se procure pour nos enfants. Pour être bien honnête, je ne suis pas encore parfaite à ce niveau-là, mais j’y travaille très fort. Pour vous donner une idée, et je suis loin d’avoir atteins mon objectif d’épurer les vêtements. Avec le nombre de lavages que je fais pendant la semaine et les petits dégâts quotidiens, je vise à me restreindre à 7 ensembles de vêtements par grandeur, par saison pour ma fille de 13 mois. Aussi, petit, il y a certains morceaux qui ne sont pas adéquats à toutes les étapes d’évolution du bébé notamment les robes lorsque bébé rampe et marche à quatre pattes. C’est très joli, mais très peu pratique. 😉

Au final, je me suis souvenu à quel point, enceinte de ma première fille, je me suis fait bombarder d’informations, mais aussi de listes de choses à prévoir pour son arrivée. Je n’y connaissais rien et je me suis laissé influencer. Parfois, ce fut des bons choix, parfois de moins bons choix. Avec du recul, j’aurais dû me soucier simplement d’être en santé lors de ma grossesse et de me sentir prête à vivre ce beau et grand nouveau rôle de ma vie. Se sentir prête à être maman ce n’est pas d’avoir un garde-robe rempli ou un coffre à jouets qui déborde, mais c’est d’avoir beaucoup d’amour et de temps à donner à ce petit être humain. Je ne suis sûrement pas la première personne à vous le dire, mais avoir beaucoup d’objets nous encombre l’esprit et nous force à prendre du temps pour tout ranger alors, on finit par perdre du temps précieux. Bref, chaque petit geste compte. Il suffit de trouver le petit geste qui fait du sens pour vous. N’hésitez pas à nous les partager!

Véronique xx

 

Véronique Lafontaine

Véronique Lafontaine est une nouvelle maman de 2018 et une belle-maman d’une grande fille au primaire depuis quelques années déjà. Pour balancer avec son travail en tant que comptable, l’écriture lui permet de faire ressortir son côté artistique. Elle est en progression vers le zéro déchet et elle aspire à un mode de vie de plus en plus minimaliste.
Véronique Lafontaine

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