Tout sur les couches lavables

Par Véronique Lafontaine

Si vous me connaissez, vous savez que je suis une personne très dédaigneuse. Mon côté écolo me force souvent à repousser mes limites de ce côté-là. Lorsque j’étais enceinte de ma grande fille, mon conjoint a abordé le sujet des couches lavables. Ouf. Il y avait un conflit dans mon cœur et mon cerveau. Il s’agissait d’un choix logique pour l’environnement, mais j’avais terriblement peur de trouver ça trop dégoûtant. Mais devinez quoi ?J’ai maintenant deux filles aux couches lavables et c’est un grand succès! Je veux donc vous partager mon expérience.

Notre première étape dans notre analyse entre couches lavables ou jetables a été de se rendre dans une boutique de ma région (Le Capucin) et de se renseigner le plus possible. En arrivant là-bas, à notre grande joie, nous avons appris qu’ils offrent une formation sur les couches lavables. Cette formation a été d’une grande aide pour réaliser que ce ne serait probablement pas autant désagréable que ce que je pouvais m’imaginer. Nous avons eu de beaux conseils pour nous aider à choisir les couches à nous procurer ainsi que sur la façon de les laver. Je vous recommande fortement de regarder dans votre région si ce type de formation existe puisque pour ma part, ce fut très apprécié.

À la suite de cette formation, nous avions un plan de match : 24 couches lavables, modèle à poche. Nous avons choisi le modèle à poche puisqu’on peut sortir les coussinets absorbants (inserts) des couches pour les mettre à la sécheuse, séparément, afin que le tout sèche plus rapidement sans abîmer les élastiques des couches. De plus, si jamais bébé fait de plus gros pipis, on peut changer ou ajouter des inserts, sans devoir racheter une couche complète. C’était donc ce qui nous convenait le mieux. Nous n’avons jamais regretté ce choix et je peux vous dire qu’effectivement, pour certaines couches, nous avons ajouté des inserts et que nous étions satisfaits de la rapidité de séchage.

L’investissement initial pour se procurer ce type de couches est plus élevé. Toutefois, si vous nous connaissez mon conjoint et moi, vous savez que nous avons aussi analysé le coût comparativement aux couches jetables. Pour vous donner une idée, dans notre cas (l’investissement initial dépend des couches que vous choisissez), après un enfant qui porte des couches lavables pendant 18 mois, nous arrivons au même prix que si nous avions acheté des couches jetables. Considérant que nous avons deux enfants, il s’agit donc aussi d’un choix économique.

Ensuite, parlons un peu du lavage des couches. On recommande souvent d’avoir 24 couches. Pour nous, ça fonctionnait très bien de cette façon et l’on effectuait un lavage tous les deux jours. Lorsque je suis tombée enceinte du deuxième bébé, nous avons acheté des couches supplémentaires, pour un nouveau total de 42 couches. Avec cette quantité, nous pouvions nous permettre de faire du lavage tous les trois jours (voir même parfois aux quatre jours). Maintenant avec deux bébés, nous avons toujours nos 42 couches, mais le lavage est revenu tous les deux jours.

Je considère donc que la quantité de couches optimale pour vous dépend de combien de lavages vous voulez effectuer par semaine. L’idéal est de ne pas mettre les couches à la sécheuse (mis à part 1-2 fois par année). Il faut donc compter une journée pour le temps de séchage. Au niveau des produits, nous utilisons le savon à lessive Pure ainsi que du percarbonate de sodium. Deux produits qu’on se procure en vrac (L’Écoloboutique). Le savon à lessive est le même que nous utilisons pour les vêtements donc, moins de produits à avoir à la maison.

Je ne peux pas vous parler de couches lavables, sans tenir compte du facteur temps. On ne se le cachera pas, acheter une boîte de couches au magasin du coin est bien moins long que faire des brassées et assembler des couches lavables. Comme expliqué précédemment, nous avons opté pour des couches à poche. Toutefois, ce type de couches nécessite un peu plus de temps pour les assembler c’est-à-dire, retrouver les inserts qui vont avec chacune des couches et les mettre à l’intérieur. Au premier bébé, nous avons commencé les couches lavables à son premier mois. Entre l’allaitement, la fatigue et la difficulté à installer une routine dans mon nouveau rôle de mère, mon conjoint est devenu préposé au lavage et assemblage de couches ! Encore aujourd’hui (grande fille est rendue à 18 mois), mon conjoint s’occupe encore de cette tâche. Selon moi, l’utilisation de couches lavables est un choix qui se fait à deux alors, raison de plus pour y participer tous les deux.

Nous avons décidé de ne pas nous procurer de couches lavables pour nouveau-né. Nous nous sommes dit qu’à la naissance des filles, nous aurions d’autres préoccupations les premiers jours que le lavage. Aussi, de façon générale, les couches lavables fonctionnent à partir de 8 livres alors nous avons, pour les deux bébés, utilisé les couches lavables à partir d’un mois. Pendant le premier mois, on utilisait des couches jetables et parfois je me sentais coupable de la quantité de déchets qu’on générait… Mais comme dans tout, je pense que l’équilibre est de mise. Donc, reprendre des forces rapidement après l’accouchement était plus important dans notre cas. À chacun son équilibre.

Pour l’utilisation quotidienne, honnêtement, je ne trouve pas que c’est plus compliqué ou plus dégoûtant que les couches jetables. On utilise aussi des lingettes lavables, qu’on lave avec les couches. Donc, aux changements de couche, on enlève la couche, s’il y a un caca, on le jette directement dans la toilette en versant la couche à l’envers puisqu’on utilise des feuillets jetables (biodégradables) pour ce qui est du “solide” dans la couche. Nous nous sommes procuré une poubelle de cuisine, avec un couvercle, dans laquelle on met un sac à couches lavables (qui est imperméable). Donc, on met la couche dans ce sac et avec le couvercle, on évite les odeurs.

Au moment du lavage, on prend le sac et on le vide directement dans la laveuse. Nous avons pris la décision de ne pas frotter les couches au lavage. La seule utilité, selon nous, serait que les inserts ne soient pas tachés. Aussitôt frottées, elles seraient à nouveau portées et inévitablement, tachées de nouveau. C’est selon nous, une perte de temps (oui, oui, le temps est très précieux pour nous!!). La seule chose que nous effectuons à l’occasion, l’été, c’est de suspendre les couches au soleil, ce qui les fait blanchir. Cela n’est pas nécessaire par contre. Au niveau des fuites , je dois dire que oui, nous en avons déjà eues avec les couches lavables, mais dans les moments où nous avons utilisé les couches jetables (vacances de plus de deux jours à l’extérieur, premier mois de vie des bébés), nous avons aussi expérimenté les débordements. 😉

Nous n’avons jamais regretté d’utiliser les couches lavables et nous n’hésitons pas à partager autour de nous notre expérience positive. J’espère que ce texte vous fera réfléchir à la possibilité de faire ce virage vert, si vous ne les utilisez pas déjà. Alors, prêt à embarquer dans le monde des couches lavables avec nous?

Véronique Lafontaine
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