Maman a besoin d’aide…

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« Paraît-il qu’aux Pays-Bas, une femme qui vient tout juste d’accoucher est priée de se reposer pendant quarante jours. QUARANTE jours. Et quand je dis « se reposer », je ne parle pas d’en faire un peu moins côté lavage-ménage-cuisine. Ou même de s’appuyer entièrement sur son conjoint pour jouer le rôle du G.O. auprès des plus grands. Non. On parle ici de repos total, d’une véritable trêve dans la bataille (remplie d’amour) que nous livrons comme parent jour après jour. Pour le reste, la famille élargie s’en occupe. La nouvelle mère ne doit que manger, dormir et nourrir son petit bébé tout neuf. »

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Là où l’amour se niche

vrais lapins

Ça  y est.

P’tit loup est enfin arrivé. Mon deuxième bébé, ma petite merveille aux yeux aussi vifs que sa sœur. C’est notre petit lutin coquin, notre petit costaud tout mini.

Bien qu’il vienne tout juste de faire son entrée triomphale dans nos vies, voici le récit de ces premiers instants et aussi, quelques petites choses qui sont venues à moi depuis sa naissance. Premier billet d’une série que j’intitule humblement : « Là où l’amour se niche ».

  1. P’tit loup est arrivé un peu plus tôt que prévu et j’ai constaté que chaque accouchement est unique. Ce que je retiens de celui-ci? Que cela peut se produire très vite, beaucoup plus vite! Et que cet empressement à venir au monde peut être accompagné de plus de douleur, oui, mais aussi de plus d’emprise sur ce véritable événement. Le bonheur est aussi grand. Le petit visage qui se présente à nous, aussi annonciateur d’immense joie et d’amour pour toujours.
  2. J’ai appris qu’une équipe merveilleuse qui s’occupe de vous, que ce soit à l’hôpital, comme moi, ou à la maison, fait une énorme différence dans une naissance. Merci pour cette implication. Merci pour ce dévouement. Merci d’avoir été pratiquement aussi présents de cœur que nous l’avons nous-mêmes été comme parents. Nous avons vécu tout ça en équipe, dans une sorte de cocon de douceur autour d’un lit.
  3. J’avais oublié (un peu) la grande fatigue du début. Mais, étrangement, je me sens plus forte que la première fois. Quand le découragement m’assaillait, je me mettais à chanter haut et fort dans ma tête des airs militaires ou des chansons de combat. Chers parents qui vivent ces premiers instants dans la fatigue : on a le droit d’être ridicules pour se donner du courage. On a le droit de chanter « Comme un homme » (du film Mulan), de s’imaginer en train de vaincre l’ennemi pour rester forts. On a le droit de se servir des « J’ai pas mal » à la Rocky juste pour rester debouts. Je me suis trouvée drôle après coup…
  4. Maintenant que j’ai deux enfants, je dois apprendre à partager mon amour inconditionnel. Pas facile. Mais je constate que les petits moments qui s’étaient installés dans nos vies sont devenus très précieux avec ma grande fille. La routine du soir où l’on mange ensemble la collation, l’histoire collées-collées dans le lit de maman, le « bye-bye » devant la maison avant la garderie… Ils nous appartiennent encore plus qu’avant. L’amour se niche dans les bonheurs les plus simples…
  5. Ma fille est d’ailleurs devenue « une grande sœur » d’un seul coup. J’en suis toute chamboulée. Sa voix n’est plus la même. Elle revêt une douceur insoupçonnée, une sonorité de maturité qui m’émeut et m’attriste à la fois; je ne voudrais pas qu’elle oublie d’être une enfant. Ses gestes sont protecteurs, ses yeux, empreints de fierté. Ses petits pas ont quelque chose d’altiers. Petite reine de son royaume, elle rayonne.
  6. C’est fou de constater à quel point on a besoin de sa mère dans ces moments-là. En fait, on a besoin de ses parents et de son mari, mais de façon bien différente. Merci à cette équipe du tonnerre qui font de ma maison un véritable havre qui sent bon le linge pour bébé, la nourriture concoctée avec tout l’amour du monde… Merci  pour la cour arrière pleine de fleurs et de soleil.

Je ne pensais jamais que mes fleurs étaient belles comme ça et que leur beauté ajouterait autant d’éclat à mes journées où le temps ralentit délicieusement…

Maman au cœur qui fond, fond, fond… Trois petits tours et puis s’en vont.

Avec toi

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Ma grande,

J’avais tellement de choses à te dire avant que ton petit frère arrive… Le temps file, il est presque là et toi, tu ne cesses de grandir et de m’éblouir.

C’est Bob Harris qui avait raison dans Lost In Translation : « Un beau matin, on se réveille et on se rend compte que nos enfants sont les êtres humains les plus extraordinaires qu’on ait  jamais rencontrés… »

Ton frère et toi, vous serez toujours mes plus grandes réussites. Je serai toujours fière de toi. Lire la suite

Toutoune et puis après?

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Ça me fait toujours drôle de parler de poids…

Peut-être parce que je trouve qu’on accorde trop d’importance à ça dans notre façon d’être femme.

Peut-être aussi parce que j’ai longtemps essayé de m’en foutre, au fond.

Peut-être aussi parce que je n’ai jamais vraiment réussi à m’émanciper de cette pression sociale ou pression tout court. Et on a beau lire un peu partout que ce n’est plus vrai, ce lien de causalité entre la minceur et la beauté, qu’on a le droit d’être ce qu’on veut et d’être belles quand même, reste que…

Peut-être aussi que c’est parce qu’à 14 ans, j’ai souffert d’anorexie et que je m’en suis sortie, mais que depuis, il m’arrive encore d’avoir une perception décalée de mon apparence physique… Lire la suite