5 jours, 5 profs : jour 4

dead poets society photo

Afin de valoriser la profession enseignante, j’ai choisi de présenter 5 figures fictives de professeurs. Tirées du cinéma, puisque ce sont elles qui me sont venues en tête en premier et qui risquent plus de marquer ainsi l’imaginaire collectif.

Jour 4 : John Keeting, dans La société des poètes disparus (interprété par Robin Williams)

Vous l’avez remarqué, je n’ai pas conservé le titre en anglais, mais plutôt privilégié celui de sa traduction française (au Québec). Pourquoi? Tout simplement parce qu’après avoir écouté ce film des dizaines de fois en français, cela me semblait totalement contre-nature! Il faut dire qu’en 1989, lors de sa sortie, je ne baragouinais que quelques phrases en anglais apprises dans mon cours de langue seconde à l’école primaire…

Peu importe, puisque, selon moi, il s’agit de l’une des plus remarquables performances de Robin Williams. “Ô Capitaine, mon Capitaine!” et le fameux “Carpe Diem!” ont su opérer en moi leur magie et ont laissé leur empreinte indélébile dans le coeur même de mon adolescence.

Nous sommes en 1959 dans un collège pour garçons des plus prestigieux du pays. De ceux qui offrent un encadrement des plus rigoureux où discipline et tradition sont les mots d’ordre.

Jonh Keeting, avec ses méthodes d’enseignement originales, viendra ouvrir les horizons de ces jeunes garçons issus d’un milieu aisé trop souvent rigide et étouffant. Il désire en faire des libres-penseurs et leur parle d’une société secrète, fondée alors qu’il était lui-même étudiant à Welton. Il n’en fallait pas plus pour que cette confrérie voit à nouveau le jour…

Jonh Keeting, c’est le mentor, l’éveilleur de consciences. Pour la première fois de leur vie, ces jeunes garçons ont l’occasion de se demander vraiment ce qu’ils veulent faire de leur avenir, puisqu’avant même de débuter leurs études secondaires, ces jeunes gens savaient déjà qu’ils finiraient banquiers, avocats, médecins, etc., tout simplement parce qu’on en avait décidé ainsi.

L’un découvre le grand amour, un autre sort peu à peu de sa timidité maladive, un autre encore découvre sa véritable passion : le théâtre…

Encore aujourd’hui, ce film est d’actualité, puisque le rôle d’un (bon) professeur, c’est aussi de faire en sorte que les jeunes se découvrent à l’école, qu’ils identifient leurs intérêts, leurs talents, leurs passions. Il se doit d’ouvir le plus grand nombre de portes possibles afin que chacun puisse y trouver la sienne.

Parce qu’il y a autant de façons de dessiner son avenir qu’il y a d’individus sur terre, un prof doit s’efforcer de faire briller toutes les facettes du diamant qui se cache en chacun de nous afin que, plus tard, nous tentions l’ultime expérience de nous approcher toujours un peu plus de la meilleure version de nous-mêmes.

Et oui, c’est convenu, mais je vous laisse avec “Ô Capitaine, mon capitaine!”, en mémoire de Robin Williams. Pour ceux qui n’auraient pas encore vu le film, je vous invite à vous abstenir, car il s’agit de l’une des dernières scènes! :

Pascale Clavel

Détentrice d'un B.A.C.C. en enseignement et d'une maîtrise en littérature française, Pascale Clavel, une fois devenue la maman de Chacha (5 ans) et Loulou (1 an), a fondé ce blogue afin de concilier ses deux plus grandes passions : célébrer le monde de l'enfance à travers les mots...

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