Ce n’est pas censé faire mal ! (la suite)

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Et bien oui ! J’ai fait une petite liste de choses à éviter quand on parle à une future maman qui désire allaiter. Bien entendu, ce sont des choses que j’aurais aimé savoir, même si parfois, ça fait un peu peur. Je suis toutefois persuadée que d’autres femmes n’ont pas du tout vécu leur début d’allaitement comme ça (enfin je l’espère VRAIMENT). Il y en a cependant plusieurs qui se voient prises avec des problèmes similaires et qui, malheureusement, croient être en grande minorité, alors que c’est plutôt courant quand on fait notre petite enquête…

Alors je me lance !

1- Ne dites pas aux futures mamans que l’allaitement, ce n’est pas censé faire mal ! Même si vous spécifiez qu’en positionnant l’enfant de manière approprié, l’allaitement est sans douleur, vous faites fausse route ! Avec un premier enfant, ON NE SAIT PAS toujours comment bien positionner l’enfant. Lorsque ma fille s’est approchée de mon sein et qu’elle s’est mise à téter moins d’une demi-heure après l’accouchement, je me suis dit, ça y est, je suis une naturelle ! Ça va bien aller ! D’autant plus que j’ai demandé à l’infirmière si mon enfant était bien positionnée et elle de m’avoir répondu : ” Bien oui. C’est super ! Picture perfect !” Heu… Non, pas “picture perfect”, car le lendemain, j’avais les seins qui me faisaient hyper mal et, à chaque tétée, je devais prendre une bonne inspiration pour être sûre de ne pas lâcher. Et un bébé naissant, ça boit souvent ! Lorsque je faisais venir les infirmières pour qu’elles me viennent en aide, on me demandait de le faire devant elles. Venait la question : “Puis, as-tu mal ?” Et moi, de répondre : “Bien oui, toujours…” Il fallait voir la déception dans leur regard, alors qu’elles s’attendaient à ce que je crie enfin victoire après leurs précieux conseils. Bref, ce n’est que 4 jours plus tard qu’on m’a enfin prescrit la crème magistrale du Dr Newman, une crème-miracle qui a littéralement “sauvé”  mon allaitement ! Pourquoi ne pas en avoir parlé avant ??? Je sais que 4 jours, ça a l’air court, mais quand on a mal et que cette douleur est réactivée plusieurs fois par jour, 4 jours, c’est une éternité !

2- S’il-vous-plaît, évitez de mentionner que l’allaitement, c’est beaucoup plus pratique, parce que la maman peut sortir de la maison sans traîner les bouteilles, la préparation pour nourrissons et tout le tralala. C’est en partie vrai, mais il faut ajouter un bémol. C’est plus pratique une fois que le bébé a grandi un peu, qu’on a réussi à le positionner comme il faut, qu’on a trouvé le bon coussin d’allaitement, etc. Encore une fois, je suis peut-être la seule incompétente à avoir eu de la difficulté à bien placer mon enfant pour le boire, mais je ne crois pas ! Vous savez, les belles images que l’on met sur les emballages de coussin d’allaitement, ceux des tire-lait ou des compresses ? Ceux où la mère regarde béatement son chérubin avec une sérénité digne d’une pose de yoga ? Et bien remarquez que son enfant a largement passé le stade du bébé naissant et qu’elle arbore une mise-en-plis impeccable ainsi qu’une manucure française ! Bref, une vraie séance de spa ! Et bien oui, allaiter, ça devient un moment magique, mais il faut se donner du temps. Et pour moi, ça a été un bon mois. Avant cela, le bébé est petit, tout mou, on a besoin d’une pile d’oreillers pour ne pas se bousiller le dos et développer des tensions dans la nuque. Non, mais, vous vous voyez, vous, au Carrefour Laval, un latté à la main, avec votre pile d’oreillers ? D’autant plus qu’au début, si vous avez développé des gerçures, on vous suggère de vous promener les seins à l’air le plus souvent possible… Il y en a qui seraient contents, mais gageons que ce ne serait pas vous…

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3- De grâce, tentez de relativiser quand vous parlez à une future maman en clamant haut et fort que l’allaitement, c’est ce qu’il y a de plus naturel. Le mot “naturel” implique que cela va de soi, qu’on est faites pour nourrir soi-même son enfant sans rien ni personne. Dites plutôt que le lait maternel est bon pour l’enfant, que c’est une facette de la maternité qui a été agréable à vivre pour vous. Je suis vraiment tombée des nues quand on m’a dit que je manquais de lait une fois de retour à la maison, soit environ une semaine après l’accouchement. Ma fille n’arrivait pas à reprendre son poids de naissance et, pourtant, elle buvait à intervalles réguliers et j’avais trouvé une position qui fonctionnait bien pour nous deux (le ballon de foot-ball). On a alors fait appel à une spécialiste en allaitement via le CLSC, une dame charmante qui a eu la gentillesse de se déplacer chez nous. On m’a alors énuméré les possibilités pour augmenter la production laiteuse sans toutefois vraiment m’expliquer ce que cela impliquait. N’oubliez jamais, chers experts en allaitement, qu’une nouvelle maman est rarement une experte, elle, et qu’elle a besoin d’un peu plus d’infos afin de prendre une décision éclairée… Après notre conversation, je me sentais tellement incompétente, voire différente des autres mamans… Parce que manquer de lait, de cette précieuse matière première, n’est-ce pas être un peu moins une mère ?

Bon. Je me calme… La prochaine fois : “Mon petit calvaire” et aussi, la fameuse méthode qui a finalement fonctionné !

 

 

 

Pascale Clavel

Détentrice d'un B.A.C.C. en enseignement et d'une maîtrise en littérature française, Pascale Clavel, une fois devenue la maman de Chacha (5 ans) et Loulou (1 an), a fondé ce blogue afin de concilier ses deux plus grandes passions : célébrer le monde de l'enfance à travers les mots...

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