Effacez-vous, je vous en prie… (la suite)

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Dans mon dernier billet, je parlais de l’importance de laisser aux parents ce qui leur revient : l’éducation de leurs propres enfants! J’avais assisté à une petite scène d’horreur où une nouvelle maman avait été complètement écrasée par l’attitude de sa belle-soeur… Et oui, malheureusement, trop souvent, l’ingérence maladive est une affaire de “femmes”…

La mère (pour ne pas dire la pauvre mère, mais ce serait la victimiser encore plus qu’elle ne l’a été pas les membres de sa propre famille) avait son rôle à jouer dans cette histoire, certes. C’était à elle de dire à sa belle-soeur qu’elle allait s’occuper de tout ça, qu’elle était tout à fait capable de savoir ce qui était bon ou non pour son enfant… Oui, mais, vous savez ce que c’est, des fois, la famille… On ne veut pas créer de tensions inutiles, on se fait plus accomodants, moins difficiles…

Je sais, je sais, cela part toujours d’une bonne intention : celle d’aider. Mais peut-on vraiment parler d’aide dans une telle situation? En plus de déresponsabiliser les parents qui sont en train de bâtir leur confiance en leurs capacité d’intervention, on parle ici d’infantilisation d’adultes majeurs et vaccinés! Ah… Misère… Pourquoi faut-il que cela devienne un truc de groupe, un enfant? Même chose pour une bedaine de femme enceinte que l’on touche allègrement sans demander la permission… Et puis, c’est fragile une confiance de nouvelle maman… On se pose assez de questions, alors on n’a pas besoin de ce genre d’interventions pour saboter une assurance si difficilement acquise!

Peut-on parler de castration dans un cas comme ça? Non, puisqu’il n’y a rien à castrer! Alors de quoi peut-on parler? De vol de maternité, de paternité? Parce qu’il s’agit bien d’un vol, puisque quelqu’un s’octroie le droit d’être la mère ou le père à notre place! Je pense que je préfère encore mieux le terme de castration. Ça fait image, vous ne trouvez pas? Même si ça n’a rien à voir.

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C’est tellement mieux de discuter éducation devant un café, en tête-à-tête, alors qu’on est ouverts et réceptifs, non? Surtout, on n’est pas dans le feu de l’action et on évite que ça devienne émotif. J’ai souvent parlé de ce que je vivais comme mère avec ma famille et mes amis et je prenais leur point de vue en considération, car je ne me sentais pas jugée ni traitée en enfant qui ne connaissait rien aux bébés.

J’ai beaucoup jasé avec d’autres mamans quand j’ai eu puce. Comme beaucoup, je me suis inscrite à un “groupe de moms” et j’ai adoré ça! L’atelier était intitulé “Bébé futé”, mais je l’aurais plutôt appelé “Maman futée”, parce que ça nous donnait des trucs à nous, les mères, c’était conçu spécialement pour nous. Parfois, il aurait été plus facile de rester à la maison, mais le fait de nous rencontrer nous sortait de notre isolement propre aux premiers mois de vie de bébé. Les rencontres se déroulaient parfois avec les pleurs de bébé Doudou en stéréo, une autre fois, c’était les petits cris stridents de bébé Coco (je leur avais secrètement donné des petits surnoms), mais cela ne nous empêchait pas d’être là et d’aller chercher les infos pour apaiser nos angoisses et nous supporter dans cette course multi-épreuves qu’est l’arrivée d’un premier enfant…

En plus d’un tas de choses utiles “de matante” (ce n’est qu’une expression), nous en sommes arrivées à deux constats concernant les bébés :

1- TOUS les bébés sont différents. Il n’y a pas de recette magique! Suffit de bien apprendre à le connaître et à trouver une solution qui fonctionne bien pour nous et notre famille.

2- On ne peut discuter entre parents si on est dans le jugement, car VOIR NO. 1! Il n’y avait pas une maman qui gérait les pleurs, le dodo, l’allaitement exactement de la même façon dans le groupe, car passé les principes de base que l’on trouve dans les livres, ne reste que les immenses possibilités de notre imagination et une bonne dose de coeur au ventre…

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 Atelier “Bébés futés”, Sherbrooke, dont la réputation n’est plus à faire : http://www.nre-crp.com/nos-services/bebe-est-arrive/activites.html

Pascale Clavel

Détentrice d'un B.A.C.C. en enseignement et d'une maîtrise en littérature française, Pascale Clavel, une fois devenue la maman de Chacha (5 ans) et Loulou (1 an), a fondé ce blogue afin de concilier ses deux plus grandes passions : célébrer le monde de l'enfance à travers les mots...

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