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Quand une inconnue nous inspire…

Il m’est arrivé un truc dimanche dernier. Je me suis dit : “Il faut que j’en parle sur Un Autre Blogue de Maman!”

J’étais avec ma puce dans un magasin de vêtements et il y avait aussi une autre Mère-Wonder-Woman qui avait osé s’aventurer dans un centre d’achats bourré de monde un dimanche matin avec ses juniors. On attendait pour payer deux t-shirts d’Elsa et Anna, parce que j’avais l’impression que peanut en sucre avait poussé tout d’un coup durant la nuit!

Le petit gars et la petite fille de l’autre maman se chamaillaient pour des riens, comme les frères et les sœurs savent si bien le faire. Et c’est alors que ça s’est produit : la mère, d’un calme olympien, a fait une intervention éducative qui se classerait pas mal dans la haute voltige, vues les circonstances (l’endroit bourré de monde, l’excitation pré-Halloween, la musique trop forte de la boutique susceptibles de faire virer folles quiconque ayant dépassé l’âge de 24 ans et demi…)

Vous allez me dire qu’il n’y a rien là, que les parents arrivent à parler adéquatement tous les jours à leurs enfants… Eh bien, non, justement. Avez-vous remarqué que, quand on évite de crier au lieu de perdre notre sang froid, quand on utilise les bons mots pour nous faire comprendre, qu’on prend un temps de pause avec nos cocos pour ne pas réagir tout croche, bien, il n’y a personne pour nous applaudir, pour nous féliciter!?

Il n’y a pas d’équipe de cheerleeding qui font des steppettes en scandant notre nom de gagnante, il n’y a pas d’animateur dans son costume à paillettes qui sort d’une cabine d’essayage ou d’un support à manteaux pour nous dire : “Et l’heureuse élue qui remporte le prix de la parfaite intervention parentale est…”

On pourrait penser qu’être un bon parent, c’est simplement faire son job. Pas besoin de cadeaux, de projecteurs ou de petits confettis avec fond musical à la “The Price is Right”.

J’ai envie de vous dire qu’au contraire : on a le jugement tellement facile quand vient le temps de dénoncer un “mauvais parent” (celui qui perd patience, celui qui achète des frites, celui qui paie une bébelle en échange d’un peu de paix…) Mais on ne prend pas tellement ça, du temps, pour souligner les bons coups! Et pourtant, ce n’est pas toujours facile d’avoir la bonne attitude, l’intervention qui nous donnerait 10/10 avec une tite-étoile brillante dans notre cahier de parent en formation continue!

Alors voilà! Je me suis dit que ça valait la peine de partager ce que cette mère avait dit. Vous allez voir, c’est tout simple, mais moi, des fois, j’aurais eu besoin de ces mots-là pour mieux me faire comprendre par ma minie, pour me mettre à son niveau…

Vous savez, quand on demande à un enfant de s’excuser à son frère ou sa sœur et qu’il répond : “Je m’ex-cu-seeee!” en hurlant sa vie, pas sincère pour deux sous? Eh bien, voici ce que cette maman formidable et tout en contrôle d’elle-même a répondu :

“J’aimerais ça que vous fassiez un effort aujourd’hui, parce que c’est ma journée de congé en famille; j’aimerais ça passer un bon moment avec vous autres…”

Après une autre tentative d’excuses ratées, et c’est là que j’ai eu envie de m’évanouir d’admiration, elle a juste dit (toujours aussi calme) : “Tu sais Nico (son p’tit gars), ce ne sont pas de vraies excuses. Tu me le diras quand tu seras prêt pour que ça vienne de ton coeur…” Elle s’était penché pour être à la hauteur de son petit chou, avec des yeux doux et remplis d’amour…

C’est beau han? En tous cas, après autant de cris de la part de ma progéniture, pas certaine que j’aurais su sortir de beaux mots qui font image comme ça, moi!

Je ne sais pas qui vous êtes, chère inconnue du Zara, mais je voulais vous dire que je vous ai trouvé pas mal extraordinaire-sublime-fabuleuse ce matin-là!

Et vous, vous en connaissez des parents supers, comme ça? Ou mieux, vous êtes-vous déjà félicités d’être “sur la coche” au lieu de perdre les pédales?

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Pascale Clavel

Pascale est la maman de « Princesse-Petit-Chat» (4 ans) et de "Bébé-P'tit-Loup-d'Amour". Avant d'être leur maman, elle était enseignante de français et de littérature, mais elle a aussi eu de précieux moments avec les plus petits, à l'école primaire. Les mots et elle, c'est une grande histoire d'amour qui a officiellement pris son envol sur les bancs de l'Université de Montréal, en création littéraire...

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Une réflexion sur “Quand une inconnue nous inspire…

  1. Mamie Danielle dit :

    Quel beau billet, humoristique et émouvant à la fois. J ai la chance d avoir deux mamans et deux papas dans ma famille qui sont merveilleux avec leur enfant et qui me mettent au goût du jour dans mon rôle de mamie.

Les commentaires sont fermés.