10 questions sur l’anxiété

DSC07648J’aurais tellement aimé vous parler de “10 questions sur l’anxiété” plus tôt! J’ai été débordée récemment, ma petite famille a enfilé rhume par-dessus rhume et… mon bébé de 4 mois… a eu 4 mois! Et a cessé de dormir comme un loir… Bref, je suis devenue moi-même anxieuse de ne pas pouvoir vous parler d’anxiété!

Je sais que pour plusieurs enfants et leurs parents, les fêtes, c’est synonyme d’excitation, de délicieuse attente ainsi que de rassemblement bruyants et festifs… Toutefois, je sais aussi que certains enfants n’apprécient pas tellement tout ce chamboulement de la routine, ces nouveaux visages, ces imprévus et ces horaires un peu chaotiques… Parfois, on connaît la recette; suffit d’utiliser les bons mots, de les rassurer. Mais dans certains cas, les enfants souffrant d’anxiété de manière pathologique ont besoin de bien plus que cela… Lire la suite

Maman est anxieuse

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Être Maman quand on a un trouble d’anxiété sévère est un défi.  L’anxiété est paralysante et obsédante et ça peut être une nuisance quand on est parent.  Pour un enfant, le mieux, c’est que l’adulte soit calme.  Mais quelqu’un qui fait de l’anxiété est rarement calme…  Pour ma part, je prends mon rôle de mère très au sérieux et ça génère beaucoup d’anxiété, cette pression. Je suis constamment dans le doute.  Est-ce que je fais la bonne chose? Qu’aurais-je pu faire d’autre pour que ce soit mieux.  Le questionnement est sans relâche. 

Ce qu’il y a de bon dans le fait que je sois anxieuse, c’est que je cherche à être la meilleure possible.  J’essaie de prendre les décisions qui me semblent être les plus positives.  Dans ce sens, je crois que je ne me trompe pas beaucoup.  Bien sûr, je fais des erreurs mais l’anxiété me force à faire du mieux que je peux. L’inconvénient, c’est que je transmets mon anxiété à mes enfants.  Deux de mes trois enfants font beaucoup d’anxiété et je crois qu’ils l’ont apprise par imitation.  Lorsque l’on doute constamment et que l’on se remet souvent en question, les enfants le sentent.  Sans le vouloir, on refile nos craintes à nos enfants et ils apprennent ce comportement.  Des fois, je leur dis des choses et je les stresse.  Sans le vouloir.  Je ne m’en rends pas toujours compte.  C’est ça le problème avec l’anxiété.

C’est tellement envahissant que ça module tous mes comportements et, la plupart du temps, je ne m’en aperçois pas. C’est en moi.  Et même si je prends des médicaments pour l’apaiser, il y en a toujours.  Ce que les médicaments m’évitent, ce sont les crises.  Les excès d’anxiété.  Mais j’en fais depuis tellement longtemps, que ma personnalité en est empreinte et je la lègue, malheureusement, aux enfants.

Je ne crois pas être une moins bonne mère parce que je fais de l’anxiété.  Je suis une mère, tout simplement, avec mes qualités et mes défauts. J’ai une belle relation avec mes enfants, et ça, ça vaut de l’or.  Lorsque mes crises m’ont fait faire une dépression, ce fut dramatique.  Maintenant que c’est contrôlé, c’est mieux pour mes enfants et plus vivable.  Et avec mes enfants qui en font, je leur donne mes stratégies que j’ai acquises avec le temps pour calmer cette anxiété.  La méditation et l’écriture d’un journal aident beaucoup.  D’ailleurs, ma fille aînée en tient un et je crois que ça lui fait du bien.

Il y a toujours la possibilité de bien vivre malgré cet handicap.  L’important c’est de se connaître…

Prévenir plutôt que guérir…

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Du 1er au 7 mai, c’était la semaine nationale de la santé mentale. Il y a bien eu quelques publications sur Facebook qui ont circulé, mais je me serais attendue à une présence plus marquée… Probablement parce qu’on ne sait pas trop encore quoi mettre dans ce “grand sac” qu’est la santé mentale. Pourtant, la série  13 Reasons Why présentée sur Netflix a fait couler beaucoup d’encre, notamment en ce qui a trait à la fameuse scène du suicide jugée trop explicite aux yeux de plusieurs experts en la matière… Lire la suite