Coup de cœur pour Véronique Vincent de CommeUnique

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Le 7 février dernier avait lieu notre première conférence d’une série de trois avec Véronique Vincent de CommeUnique (un aperçu de la formation Parents-guides, parents-complices)!

Je me suis rendue à la Garderie Maternelle Hibouge et Bilingo avec une bonne poignée de parents et d’éducatrices et j’avais extrêmement hâte de faire la connaissance de cette conférencière dont on m’avait tant vanté les mérites!

Eh  bien, je dois vous dire que je n’ai pas vu le temps passer et on parlait bien d’un atelier d’une durée de 2 heures et demie!

Il est vrai que nous sommes bombardés d’informations comme parents, tellement que l’on s’y perd!

D’autant plus que les théories entourant l’éducation des enfants sont en constante évolution; il est donc tout à fait souhaitable de se tenir informés. C’est ma fibre d’enseignante qui parle ici…

Évidemment, comme tous les parents, enseignante ou pas, je panique parfois et je me questionne sur mes interventions…. Parce qu’un enfant, ce n’est pas une machine! Il n’y a pas de méthodes infaillibles qui marchent à tous les coups!

Une clé m’ayant été fort utile lors de mes années d’enseignement et dont je me sers souvent comme mère : le lâcher-prise. On ne peut pas toujours tout contrôler. Ça ne fonctionne pas toujours comme on le voudrait.  Point. Ça a l’air simpliste,  mais c’est  libérateur quand on arrive à y croire vraiment!

Ce qui joue contre nous? Le manque de temps. Le fait de courir (parfois comme des fous) durant la journée ne nous permet pas toujours d’avoir une attitude qui se situerait dans le top 5 des meilleures interventions parentales de l’année!

Tout au long de la conférence de Véronique Vincent, je me suis sentie comprise. Entendue. Dans ce que je j’ai appris, oui, mais aussi dans ce que je suis; l’époque où les enfants devaient obéir au doigt et à l’œil sans broncher est, pour moi, totalement révolue.

Ce que j’ai surtout retenu de ces deux heures et demie, c’est que Véronique Vincent n’a justement pas de méthode toute faite, de recette ou de formule magique à nous donner, ce qui, à mon avis, ne fait qu’augmenter sa crédibilité.

Elle nous propose plutôt une sorte de savoir-être quand vient le temps de réagir avec nos amours. Elle fonctionne sur le principe de “l’estime de nous” et non de l’estime de soi.

Le fait de prendre soin de soi comme parent (sortie de couple, moment de lecture seule dans le bain, café du matin préparé pour minou en même temps que le p’tit déj de la tribu…) bien, ce serait aussi un gros plus pour nos enfants qui apprennent ainsi à prendre soin d’eux-mêmes, à se faire une place parmi les autres! On devrait se le répéter plus souvent quand on a la culpabilité grimpante : nous sommes les modèles no. 1 de nos cocos!

Et ça, ça me parle! Puisque, si les autres ne sont pas heureux, est-ce possible de l’être ? Voilà une belle leçon de vie à transmettre son enfant!

Elle nous propose alors de comprendre ce qui affecte les petits en termes de besoins fondamentaux. Les besoins non comblés, c’est ce qui amène les plus grands trésors de nos vie à avoir parfois des comportements dérangeants (crise de bacon, coups portés à petit frère ou petite sœur, danse du pipi et du verre d’eau à l’heure du coucher ou tout autre exemple susceptible de nous faire douter de nos compétences parentales ou… de nous faire tourner en bourrique…)

Si on est en mesure d’identifier ce besoin non comblé, notre intervention risque fort d’être ainsi

  1. mieux reçue par l’enfant
  2. Efficace !

Parmi ces besoins, on compte le fameux besoin de sécurité, celui de la gratification, de la compassion, etc.

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Oui, mais concrètement, qu’est-ce que ça veut dire?

Je vous répondrai en identifiant ce qui a le plus capté mon attention durant ces échanges dynamiques avec d’autres supers-parents-champions-qui-veulent-vraiment!

J’ai retenu que :

  1. C’est moi l’adulte. Même si ma progéniture hurle sa vie, même si je reçois un coup ou qu’elle me lance un je ne t’aime plus! bien senti. On est tous humains et les réflexes ont la couenne dure… Rester zen, me répéter que mon enfant ne fait qu’exprimer maladroitement un vrai besoin (pas un caprice)…
  2. J’ai le droit d’être ferme. Pas nécessairement de crier (gare à la perte de contrôle), mais de montrer que je suis solide dans mes convictions. J’ai tendance à toujours parler de la même voix douce et posée, ce qui n’est pas mal en soi, mais, des fois, il faut que notre coco sente qu’on est en confiance, qu’il y a une limite à ne pas franchir.  Oui, ça peut arriver de parler, disons, avec le ras-le-bol qui explose et qui nous sort par les oreilles, mais ça n’aura pas l’effet escompté. Du moins, pas à long terme…

Notre mini ne retiendra que le message suivant :

“Maman crie. J’ai peur. J’arrête.” Une astuce? Au lieu de dire, par exemple : “Je ne veux pas que tu frappes ton frère!” ou “Arrête de frapper ton frère, sinon…”, on peut transformer le tout en : “Je ne te permets pas de frapper ton frère/je ne peux te le permettre!” Ah… Le pouvoir du mot juste…

3. L’éducation n’est pas une lutte de pouvoir. Combien de fois avons-nous dit ou entendu : “Il ne me montera pas sur la tête comme ça!” ou “Ce n’est pas toi le boss, c’est moi!”

On nourrit le petit démon dans ce temps-là, car que faisons-nous quand on nous prend de front comme ça? On entre en duel! On enfile notre cape, on se replace le couvre-chef et, épée à la main, on est prêts à défendre notre honneur! Nos petits chevaliers au cœur gonflé de fierté ne sont pas différents… Ils feront tout, sauf ce qu’on leur demande. 😉

Eichhhhhh… Je sais. Soyons indulgents envers nous-mêmes, car, après tout, c’était ça, “bien élever son enfant” quand on était petits et nos parents ont fait leur gros possible en suivant le courant de l’époque…

Mais alors,  que doit-on retenir ? On cultive l’écoute, la maîtrise de soi : on joue au détective pour remplir le petit verre à moitié vide du besoin à identifier… Fille se lève quinze-mille-douze fois après le “bonne nuit” officiel? C’est peut-être parce qu’elle est insécure… Solution : on trouve un moyen de la rassurer tout en l’autonomisant dans cette routine du dodo. “J’ai passé pratiquement un an dans ma chambre à plier du linge jusqu’à ce que mes enfants s’endorment”, a affirmé Véronique Vincent. “Simplement parce que j’étais dans une pièce située tout près de leurs chambres et que ça les rassurait”.

Encore une fois : du lâcher-prise! Il est parfois inutile de lutter contre l’évidence, même si on aimerait regarder un peu la télé, même si la vaisselle attend en bas… Merci Véronique!

Vous avez envie d’en savoir plus? Consultez le site de CommeUnique pour inviter un de leurs conférenciers dans votre région!

Moi, j’ai a-do-ré. Je me sens plus légère, je respire mieux, j’ai le halo glorieux de la confiance parentale qui émane de ma peau… Jusqu’à mon prochain ratage de mère indigne, entendons-nous…

Je vous reviendrai pour vous parler de mon expérience avec Mélina Deschênes de Noeuds, qui animera la deuxième conférence sur la Communication bienveillante (le 24 avril prochain) . On y approfondira les concepts abordés lors de cette formation Parents-guides, parents-complices!

*Vénonique Vincent a été invitée par Naissance Renaissance Estrie, la Garderie Maternelle Hibouge et Bilingo et Un autre blogue de maman!

À plus!

Pascale

Pascale Clavel

Pascale est la maman de « Princesse-Petit-Chat» (4 ans) et de "Bébé-P'tit-Loup-d'Amour". Avant d'être leur maman, elle était enseignante de français et de littérature, mais elle a aussi eu de précieux moments avec les plus petits, à l'école primaire. Les mots et elle, c'est une grande histoire d'amour qui a officiellement pris son envol sur les bancs de l'Université de Montréal, en création littéraire...

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